L'iNtElLiGeNcE mAtHéMaTiQuE, fAuT-iL l'EnViEr?
Oui, si vous rêvez de décrocher la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiciens, attribuée tous les 4 ans. Mais, comme le souligne le célèbre psychologue Alfred Adler, les pouvoirs des mathématiciens s’étendent rarement au-delà de leur discipline. En général, les matheux ne font pas de bons financiers ou de grands juristes. Certes, ils ne sont pas dépourvus de logique, mais d’une logique bien différente de celle du langage ou de la musique, car chaque intelligence a ses propres mécanismes d’ordonnancement. Doués d’une grande habileté à manier de longues chaînes de raisonnement et d’un pouvoir d’abstraction hors norme, ils ont aussi un esprit rapide, curieux et créatif. Comme tous les scientifiques, qui ont en commun une aptitude à découvrir des idées prometteuses et en déduire les implications, à reconnaître les problèmes significatifs et les résoudre. A ceci près que les matheux s’évadent sans limite dans le domaine de l’abstraction, alors que les scientifiques tentent d’expliquer la réalité. Sauf quelques génies comme Newton et Einstein qui ont cherché à comprendre la réalité, le comportement des objets, en se concentrant sur quelques règles. Ces mathématiciens sont souvent à l’origine des plus grandes avancées de la science. Ce qui explique que notre système d’éducation fasse la part si belle aux matheux, alors que nous aurions besoin de tant d’autres formes d’intelligence.